Vous vous interrogez sur la durée maximale d’un contrat d’intérim ? Le code du travail encadre la durée légale de l’intérim. En principe, un contrat d’intérim, aussi appelé contrat de mission, ne peut pas excéder 18 mois, renouvellements compris. Mais cette durée varie selon le motif du recours à l’intérim.
Le code du travail encadre de près la durée légale de l’intérim. En principe, un contrat d’intérim, aussi appelé contrat de mission, ne peut pas excéder 18 mois, renouvellements compris. Mais cette durée du contrat varie selon la raison du recours à l’intérim.

La durée du contrat d’intérim dépend du motif indiqué dans le contrat de mission. Selon les cas, la durée maximale peut être de 9, 18, 24 ou 36 mois.
Pour les emplois saisonniers, la durée du contrat n’est pas fixée à l’avance de la même façon : la mission d’intérim prend fin avec la saison. Pour aller plus loin, consultez la page dédiée à la durée maximale intérim.
Quand la mission ne peut pas se poursuivre sans excéder la limite prévue, la conversion interim cdi est l’option la plus claire. Depuis la loi Marché du Travail du 23 décembre 2022, le CDI intérimaire permet d’enchaîner des périodes de travail temporaire sans appliquer la même durée maximale à chaque contrat de mission.
Une convention collective de branche peut aussi prévoir des règles différentes sur la durée maximale, à condition qu’elles restent plus favorables au salarié. Consultez également la durée maximale intérim sur notre site ou la version officielle du code du travail.
La durée s’apprécie en jours calendaires : les week-ends, les jours fériés et les jours de début et de fin de contrat sont tous comptabilisés.
Un point de vigilance s’impose : si la durée maximale est dépassée, le contrat d’intérim peut être contesté. Mieux vaut vérifier chaque date, le motif de recours et les conditions de renouvellement avant la fin du contrat.
Le renouvellement d’un contrat d’intérim ne va jamais de soi. Il obéit à des règles strictes, et l’entreprise utilisatrice a tout intérêt à les maîtriser pour éviter un contentieux ou une sanction. Avant de prolonger une mission, vous devez donc vérifier le motif de recours, la durée de la mission, le terme du contrat et les modalités prévues dans le contrat d’intérim.

Les conditions de renouvellement d’un contrat d’intérim sont claires : un contrat de travail temporaire peut être renouvelé deux fois au maximum. Ce renouvellement doit respecter la durée totale autorisée pour le motif de recours concerné. Autrement dit, la durée totale du contrat, en additionnant la mission initiale et ses prolongations, ne peut pas dépasser le plafond légal applicable.
Le salarié intérimaire doit donner son accord par écrit. Cet accord se formalise dans un avenant signé avant le terme du contrat. Sans cela, le contrat d’intérim ne peut pas être prolongé valablement.
Le travail temporaire n’est pas autorisé sur tous les postes. Certains emplois relèvent des travaux interdits aux intérimaires, en raison de risques particuliers ou de règles de protection renforcées. L’entreprise utilisatrice doit contrôler ce point avant toute conclusion d’un contrat d’intérim ou d’un contrat de travail temporaire.
La période de souplesse permet d’ajuster le terme du contrat sans établir un nouveau contrat d’intérim. Pour une mission d’au moins 10 jours, ce terme peut être avancé ou reporté d’un jour pour 5 jours travaillés, dans la limite de 10 jours. Si la mission est plus courte, l’ajustement est plafonné à 2 jours.
Point clé : dès que cette souplesse est utilisée, le renouvellement du contrat n’est plus possible. Le terme du contrat devient alors définitif. En cas de remplacement pour maladie, il peut toutefois être repoussé jusqu’au surlendemain de la fin de l’absence du salarié remplacé, à condition que cette possibilité soit prévue dans le contrat de travail temporaire.
En pratique, surveillez toujours la durée totale applicable au motif de recours.
Dépasser la durée maximale d’un contrat d’intérim expose immédiatement l’agence et l’entreprise utilisatrice. Le code du travail encadre strictement la durée maximale du contrat et sa durée totale, renouvellements compris. En clair, si l’un de ces seuils est dépassé, le risque est à la fois juridique et financier.
Le délai de carence fait partie des garde-fous prévus par le code du travail, au même titre que les travaux interdits aux intérimaires. Son objectif est simple : empêcher qu’un même poste soit pourvu de façon continue par des contrats successifs. Après un contrat d’intérim, l’entreprise utilisatrice doit donc respecter un délai de carence avant de conclure un nouveau contrat d’intérim sur le même poste.
Le calcul se fait en jours calendaires. En revanche, si l’intérimaire est affecté à un autre poste, ou intervient dans une autre entreprise, ce délai de carence ne s’applique pas.
Lorsque les conditions de renouvellement du contrat d’intérim ne sont pas respectées, ou que la durée maximale du contrat est franchie, l’intérimaire peut saisir le conseil de prud’hommes. Il peut alors demander la requalification de son contrat d’intérim en CDI auprès de l’entreprise utilisatrice.
Le risque financier est concret. L’entreprise utilisatrice encourt une amende pénale de 3 750 euros, portée à 7 500 euros en cas de récidive. À cela s’ajoute une indemnité de requalification d’au moins un mois de salaire versée au salarié intérimaire. Ces règles valent aussi pour les agences étrangères qui détachent des équipes en France.
| Type de sanction | Montant / conséquence |
| Amende pénale (1re infraction) | 3 750 € |
| Amende pénale (récidive) | 7 500 € |
| Indemnité de requalification | Minimum 1 mois de salaire |
| Requalification du contrat | CDI avec tous les droits associés |
En France, la durée maximale d’un contrat d’intérim est le plus souvent fixée à 18 mois, renouvellement inclus. Cette durée varie selon le motif de recours : elle peut être limitée à 9 mois dans certains cas, notamment dans l’attente d’un recrutement en CDI ou pour des travaux urgents, et aller jusqu’à 24 mois pour une mission à l’étranger ou liée à des commandes exceptionnelles à l’export. Plus rarement, un contrat peut atteindre 36 mois dans un cas spécifique de formation en apprentissage.
Un contrat intérimaire peut être renouvelé au maximum deux fois. La durée totale de la mission doit toujours rester dans la limite maximale applicable au motif du recours au travail temporaire. Le renouvellement suppose l’accord écrit de l’intérimaire et doit être acté par avenant avant la fin de mission. Dans certains cas, aucun renouvellement n’est possible, notamment pour certains motifs comme l’emploi saisonnier ou un accroissement temporaire d’activité.
En principe, non. Pour un même poste, la durée maximale reste de 18 mois dans les situations classiques, avec un terme précis prévu pour chaque mission. Certaines exceptions permettent d’aller plus loin, jusqu’à 24 mois. Pour sortir de cette limite, il existe une autre solution : le CDI intérimaire. Dans ce cadre, le salarié est lié à l’agence de travail temporaire par un contrat spécifique, avec une période d’essai à l’entrée dans le dispositif. Chaque mission conserve sa propre durée.
Parcourez nos offres d'emplois agroalimentaire en agroalimentaire intérim : agent de fabrication, opérateur, technicien. Postulez vite via notre formulaire d'intérim...
En lire plus
Trouvez une agence d'emplois spécialisée en bâtiment près de chez vous. Consultez les offres d'emploi en intérim BTP et démarrez...
En lire plus
Découvrez toutes les étapes pour recruter un intérimaire : définir votre besoin, choisir une agence d'intérim, signer le contrat et...
En lire plus