Vous cherchez à comprendre comment fonctionne la convention de mise à disposition d’un salarié, quelles mentions elle doit contenir et comment éviter les erreurs juridiques ? Il vous aide à sécuriser la mise à disposition, à clarifier les obligations de chaque employeur et à rédiger une convention conforme. Vous y trouverez aussi un modèle de convention de mise à disposition utile pour cadrer vos pratiques immédiatement.
La convention de mise à disposition est un document juridique encadré par l’article L.8241-1 du Code du travail. Elle permet à une société, dite entreprise prêteuse, d’organiser la mise à disposition temporaire d’un salarié au profit d’une entreprise utilisatrice, pour une mission définie et une durée déterminée.

Concrètement, le prêt de main-d’œuvre repose sur une logique simple : un salarié mis à disposition travaille, pendant une période limitée, au sein d’une autre structure que son employeur habituel. Pour autant, son contrat de travail continue. Il n’est ni rompu ni suspendu.
L’employeur d’origine reste responsable. Il verse le salaire, maintient la rémunération, gère les cotisations et conserve son pouvoir disciplinaire. De son côté, l’entreprise utilisatrice encadre le travail au quotidien et accueille le salarié prêté dans les conditions prévues par la convention de mise à disposition.
À la fin de la mission, le salarié retrouve son poste ou un poste équivalent. Sa rémunération, son évolution professionnelle et sa place dans l’entreprise prêteuse ne doivent pas être pénalisées.
Le Code du travail impose un écrit pour la mise à disposition de personnel. Sans convention signée avant le début du travail, l’entreprise prêteuse et l’entreprise utilisatrice s’exposent à un risque de requalification en opération illicite.
Un contrat de mise à disposition bien rédigé fixe clairement les modalités de la mise à disposition, la durée, la nature de la mission, les conditions de facturation, la répartition des obligations et les règles applicables en cas d’arrêt anticipé.
Dans la pratique, s’appuyer sur un modèle de convention de mise à disposition de salarié, simple ou plus complet, permet de ne rien oublier, notamment lorsqu’il faut préparer en parallèle un avenant de mise à disposition au contrat du salarié.
Pour qu’une mise à disposition de salarié soit valable, plusieurs conditions doivent être réunies. Elles sont cumulatives. Si l’une manque, l’opération devient fragile sur le plan juridique.
Le refus du salarié mis à disposition ne peut jamais justifier une sanction. Aucun licenciement, aucune mesure discriminatoire, aucune remise en cause du contrat ne peut en découler.
Pour être complet, pensez à articuler trois documents : la convention de mise à disposition entre les sociétés, l’avenant signé par le salarié et, si nécessaire, un document détaillant les modalités opérationnelles. C’est cette cohérence qui sécurise réellement la mise à disposition de personnel.
Vous encadrez une mission, vous sécurisez la relation entre l’employeur, la société prêteuse, l’entreprise utilisatrice et le salarié, et vous limitez le risque de requalification en prêt illicite de main-d’œuvre. Chaque clause compte.

Que vous partiez d’un modèle de convention de mise à disposition ou d’un modèle de convention de mise à disposition de personnel intragroupe, le contrat entre les sociétés doit faire apparaître clairement les informations essentielles. En cas de mise à disposition de personnel intragroupe, il faut aussi identifier précisément chaque entité et rappeler que la société prêteuse reste l’employeur du salarié.
La convention de mise à disposition doit aussi traiter la santé et la sécurité au travail, surtout si le poste présente des risques particuliers.
La mise à disposition de personnel ne repose pas uniquement sur l’accord entre deux sociétés. Elle exige aussi l’accord écrit du salarié. Cet avenant, distinct de la convention de mise à disposition, complète le contrat de travail et fixe les conditions concrètes de la mission.
Un modèle d’avenant efficace précise la durée, le lieu de travail, les horaires, les tâches confiées et les particularités du poste. Une période probatoire peut être prévue si elle est utile. Le salarié doit signer librement, sans pression de l’employeur.
La mise à disposition de personnel intragroupe obéit au même cadre juridique que toute autre mise à disposition. L’appartenance à un groupe ne change pas le fond. Il faut une convention de mise à disposition écrite, un avenant accepté par le salarié et un strict respect des obligations légales. Pour aller plus loin, consultez les règles applicables à la convention de mise à disposition.
L’employeur d’origine conserve son statut. La société prêteuse reste responsable du contrat, du salaire et du cadre social du salarié. L’entreprise utilisatrice, de son côté, encadre l’exécution pratique de la mission dans les limites prévues par la convention de mise à disposition.
En matière de mise à disposition de personnel, vous n’avez pas droit à l’approximation. La durée, le caractère lucratif ou non, le contenu du contrat et les obligations de chaque partie doivent être cadrés dès le départ. Sinon, la mission peut basculer dans l’irrégularité et exposer l’entreprise utilisatrice comme l’entreprise prêteuse à des sanctions pénales et financières.

La durée maximale d’une mise à disposition d’un salarié est de trois ans au total, conformément à l’article L.8241-1 du Code du travail. Cette règle vaut quelle que soit la convention de mise à disposition, la nature du travail réalisé ou le motif invoqué. En clair, dépasser cette durée crée un risque direct pour les deux entreprises.
Selon la situation, la durée de la mission peut toutefois être plus courte. Certaines hypothèses imposent aussi un délai de carence entre deux mises à disposition successives chez la même entreprise utilisatrice, afin d’éviter les renouvellements de confort qui contournent la loi.
| Motif de la mise à disposition | Durée maximale | Renouvellement possible |
| Remplacement d’un salarié absent | 18 mois | Oui, deux fois |
| Attente d’un salarié | 9 mois | Non |
| Commande exceptionnelle justifiée | 24 mois | Non |
| Durée totale maximale (tous motifs) | 3 ans | Non applicable |
La convention de mise à disposition de personnel à but non lucratif repose sur une logique stricte : l’opération ne doit pas être lucrative. Autrement dit, l’entreprise prêteuse peut refacturer ce qu’elle supporte réellement, et rien au-delà. Cela comprend le salaire, les charges sociales, les autres charges liées à l’emploi, les primes, les indemnités de congés payés ainsi que les frais professionnels justifiés.
Cette convention de mise à disposition doit donc détailler sans ambiguïté les montants remboursés, les modalités de paiement et les obligations respectives.
La convention de mise à disposition de personnel à but non lucratif connaît néanmoins quelques aménagements légaux. Des secteurs comme le sanitaire, le social, le médico-social, la construction aéronautique, l’agroalimentaire ou le transport maritime peuvent bénéficier d’exceptions. Les entreprises d’au moins 5 000 salariés peuvent aussi consentir une facturation inférieure au coût réel au profit de PME ou de jeunes structures.
Le prêt illicite de main-d’œuvre reste une infraction lourde. Si la mise à disposition devient lucrative en dehors des cas autorisés, si le contrat est mal rédigé ou si une clause essentielle manque, le risque est immédiat. Une personne physique peut être condamnée à une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à deux ans, avec des amendes significatives. Les personnes morales, elles, s’exposent à des sanctions financières élevées et à une responsabilité civile engagée.
L’inspection du travail contrôle de près chaque convention de mise à disposition. Elle vérifie notamment la réalité de la mission, le respect de la durée, l’absence de marge commerciale et la correcte refacturation des coûts listés dans la convention, ainsi que la répartition des obligations entre l’entreprise prêteuse et l’entreprise utilisatrice.
Vous avez donc intérêt à verrouiller la rédaction. Une clause prévoyant la suspension de la mise à disposition en cas de retard de remboursement peut sécuriser la relation. De la même façon, une clause de sortie claire dans le contrat permet d’encadrer la fin anticipée de la mission pour motif sérieux ou en cas de force majeure. La notification doit alors respecter les formes prévues, notamment par lettre recommandée avec accusé de réception, faute de quoi le contentieux devient beaucoup plus probable.
Une mise à disposition de personnel crée un cadre juridique précis pour l’employeur, l’entreprise utilisatrice et le salarié mis à disposition. Tout doit être clair dès le départ : la durée, la mission, le salaire, les frais, les charges sociales et, plus largement, l’ensemble des obligations de chacun. Vous sécurisez ainsi le contrat, la convention de mise à disposition et les modalités de mise à disposition.
Rien ne peut se faire sans l’accord du salarié. Ce consentement doit être formalisé par un avenant au contrat de travail, signé avant le début de la mission. C’est une exigence juridique centrale.
Pour bien organiser vos documents, y compris sur le volet modèle de facture de mise à disposition de personnel, veillez à distinguer clairement ce qui relève du contrat, de la convention de mise à disposition et de la facturation. Cette séparation évite les confusions et renforce la sécurité juridique de l’opération. La mise à disposition salarié implique aussi le maintien de la protection sociale du salarié pendant toute la durée du travail concerné.
L’entreprise utilisatrice doit aussi respecter le principe d’égalité de traitement. La rémunération du salarié mis à disposition doit correspondre à celle versée, à poste comparable, dans l’entreprise utilisatrice. Cette règle vaut pour le salaire comme pour les autres éléments liés au travail.
En matière de mise à disposition de personnel, le principe est simple : l’opération ne doit pas devenir lucrative hors cas prévus par la loi. La convention de mise à disposition doit donc détailler avec précision les modalités de mise à disposition, les sommes refacturées et les conditions de paiement.
La facturation couvre uniquement les coûts réellement supportés par l’employeur. On y retrouve notamment le salaire versé pendant la mission, les charges sociales, les autres charges liées à l’emploi et les frais professionnels engagés par le salarié. Les modalités de remboursement, qu’elles soient mensuelles ou trimestrielles, doivent être prévues dès la signature de la convention.
La convention de mise à disposition de personnel en association obéit au même socle de règles que dans toute autre structure. Qu’il s’agisse d’une entreprise ou d’un organisme à but non lucratif, les exigences restent les mêmes : convention écrite, avenant signé par le salarié, respect des obligations légales et consultation du CSE lorsque cela s’impose.
Dans certains secteurs, notamment sanitaire, social et médico-social, une convention de mise à disposition de personnel en association peut prévoir un dispositif gratuit ou à coût réduit. Mais cette exception est strictement encadrée. L’employeur doit pouvoir justifier la mission, la durée, la rémunération éventuellement maintenue, les charges, les frais et l’absence de finalité lucrative lorsque le texte l’exige.
Autrement dit, le statut associatif n’allège pas le cadre juridique. Cette convention doit décrire précisément la mission confiée, les conditions de travail, la durée, l’identité de l’entreprise utilisatrice ou de la structure d’accueil, ainsi que les obligations réciproques.
Pour aller plus loin, vous pouvez aussi vérifier les droits applicables au salarié grâce à ce guide sur la mise à disposition salarié.
Oui. La convention de mise à disposition est obligatoire en vertu de l’article L. 8241-1 du Code du travail. Ce contrat écrit doit être signé avant le début de la mission de mise à disposition temporaire entre l’employeur d’origine et l’entreprise d’accueil.
Sans ce document, l’opération peut être requalifiée en prêt illicite de main-d’œuvre. Le risque est réel pour chaque employeur concerné, avec des sanctions pénales à la clé. Pour sécuriser la relation, appuyez-vous sur un modèle de convention de mise à disposition complet, puis adaptez-le à la situation du salarié, à la durée prévue et aux conditions de travail.
En pratique, la convention de mise à disposition précise notamment la mission, la durée, les modalités de mise à disposition, ainsi que les responsabilités de chaque partie. Elle s’articule avec le contrat de travail du salarié, qui doit aussi être complété par un avenant.
La durée maximale d’une mise à disposition d’un salarié est en principe de trois ans.
Selon le motif, des limites plus courtes peuvent s’appliquer : 18 mois pour le remplacement d’un salarié absent, 9 mois dans l’attente de l’arrivée d’un salarié, et jusqu’à 24 mois pour une commande exceptionnelle dûment justifiée. Entre deux périodes chez le même employeur utilisateur, un délai de carence peut aussi s’imposer.
Vous devez donc vérifier à la fois la durée de la mission, son motif et les conditions de renouvellement. En cas de dépassement, la mise à disposition expose les parties à des sanctions.
Oui, le salarié peut refuser. Son accord est indispensable. Il doit être formalisé par un avenant au contrat de travail avant toute mise à disposition temporaire.
En clair, aucun employeur ne peut imposer cette mission. Si le salarié dit non, ce refus ne constitue ni une faute ni un motif de sanction disciplinaire, de licenciement ou de mesure discriminatoire.
La mise à disposition repose toujours sur un double cadre : une convention de mise à disposition entre les entreprises et un avenant accepté par le salarié pour encadrer ses conditions de travail, la durée de l’affectation et l’organisation de la mission.
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