Comprendre ses droits aux congés payés en tant que travailleur intérimaire, c’est mieux maîtriser sa rémunération. Voici comment s’acquièrent les congés, comment se calcule l’indemnité compensatrice et dans quelles conditions vous pouvez poser des congés pendant une mission.
En tant que salarié intérimaire, vous bénéficiez des mêmes droits fondamentaux qu’un salarié en CDI au regard du code du travail. Dès le premier jour de mission, vos droits aux congés payés commencent à courir, sans condition d’ancienneté ni durée minimale de contrat. Votre agence de travail temporaire, qui est votre employeur, gère et verse l’intégralité de vos congés acquis.

Vous cumulez 2,5 jours ouvrables de congé par mois de travail effectivement travaillé, soit 30 jours ouvrables, l’équivalent de 25 jours ouvrés, pour une année complète. Pour une mission de moins d’un mois, le calcul s’effectue au prorata de votre présence effective. Les plateformes spécialisées, notamment celles qui permettent de gérer les congés payés en intérim chez Manpower, vous offrent un suivi depuis votre espace personnel. Les jours fériés chômés, dont le 1er mai payé sans condition, entrent également dans ce calcul. Les périodes de maternité, de paternité ou d’adoption sont assimilées à du temps de travail effectif et préservent intégralement vos droits.
En tant que salarié temporaire, vous bénéficiez au sein de l’entreprise utilisatrice des mêmes avantages que les salariés permanents occupant un poste comparable : primes, titres-restaurant et frais de transport. Quelle que soit l’enseigne de votre agence, les règles légales s’appliquent à tous les intérimaires, qu’il s’agisse de la gestion des congés payés en intérim chez Proman ou dans un autre réseau. Votre affiliation à la Sécurité sociale est active dès le premier jour, tout comme vos droits à la complémentaire santé, à la prévoyance et à la retraite. Consultez le guide des droits des intérimaires pour connaître l’ensemble de vos garanties légales.
Le solde de congés payés accumulé au fil de votre mission apparaît sur votre bulletin de salaire. Aucune mission trop courte ne vous prive de droits : même une semaine de travail génère des congés acquis au prorata. Lorsque vous ne pouvez pas poser des congés pendant le contrat, l’indemnité compensatrice correspondante est versée selon les règles applicables. Cette protection concerne chaque intérimaire, quelle que soit la durée de son contrat.
L’indemnité compensatrice de congés payés, ou ICCP, représente au minimum 10 % de votre rémunération brute totale. Elle est calculée sur l’ensemble des sommes perçues pendant la mission, puis versée automatiquement à son terme.

La base de calcul comprend tous les éléments de rémunération directement liés à votre mission. La règle est simple : 10 % appliqués à la totalité des sommes brutes dues. Sont notamment inclus :
En revanche, les primes annuelles, comme le 13e mois, sont exclues de cette base. L’ICCP est soumise aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu, comme votre salaire. Elle apparaît sur une ligne dédiée de votre dernier bulletin de paie, ce qui vous permet d’en vérifier le montant.
Prenons une mission d’un mois, rémunérée 12 € brut de l’heure pour 140 heures. Le salaire brut atteint 1 680 €. L’IFM s’élève à 168 €. Calculée sur le salaire et l’IFM réunis, l’ICCP atteint 184,80 €. Le total brut versé en fin de mission est donc de 2 032,80 €. Au Luxembourg, l’indemnité de fin de mission en intérim relève de règles spécifiques et ne peut pas être comparée directement au dispositif français : seul le cadre légal français est présenté ici. Au total, l’IFM et l’ICCP permettent au salarié intérimaire de percevoir environ 20 % de revenu global supplémentaire par rapport à un contrat classique.
Le calcul est automatique et non négociable : vous n’avez aucune demande à effectuer pour en bénéficier. Votre agence applique ces règles à chaque mission et verse les sommes dues au salarié intérimaire.
| Élément | Montant brut |
| Salaire de base (140 h × 12 €) | 1 680,00 € |
| Indemnité de fin de mission (IFM, 10 %) | 168,00 € |
| Indemnité compensatrice de congés payés (ICCP, 10 %) | 184,80 € |
| Total brut versé | 2 032,80 € |
L’ICCP est versée par l’agence à la fin de chaque mission, sans demande de votre part. Elle figure distinctement sur le dernier bulletin de paie établi par votre entreprise de travail temporaire, avec le dernier salaire et l’IFM, dans le solde de tout compte. En cas de renouvellement du contrat, le versement intervient à l’issue du dernier renouvellement. Vous pouvez ainsi contrôler rapidement vos droits et signaler toute anomalie.
Poser des congés pendant une mission d’intérim est possible, mais cette démarche nécessite un double accord et une procédure précise. La durée souvent courte du contrat explique pourquoi elle reste peu fréquente.

Pour poser des congés, vous devez obtenir l’accord écrit de votre agence, qui est votre employeur, ainsi que celui de l’entreprise utilisatrice. Envoyez votre demande par courriel à l’agence au moins 15 jours calendaires avant la date prévue de départ. Les règles françaises applicables à l’intérim sont clairement définies et s’appliquent à votre situation.
La réponse détermine les modalités applicables :
Lorsqu’un intérimaire prend un congé payé, le montant de l’ICCP restante en fin de mission diminue proportionnellement aux jours pris. En cas de désaccord persistant, le salarié peut contacter un syndicat, l’inspection du travail ou le conseil de prud’hommes afin de faire valoir ses droits.
Les congés exceptionnels sont ouverts dès le premier jour de mission, sans condition d’ancienneté. Un mariage ou un PACS donne droit à 4 jours ouvrés. La naissance ou l’adoption d’un enfant ouvre droit à 3 jours ouvrés. En cas de décès d’un proche, la durée varie de 3 à 7 jours ouvrés selon le lien de parenté. Deux jours ouvrés sont également prévus lors de l’annonce d’un handicap. Le salaire est maintenu pendant ces absences, sur présentation d’un justificatif à l’agence.
Les absences liées à la maternité, à la paternité ou à l’adoption sont assimilées à du temps de travail effectif pour le calcul des droits à congés. Elles ne vous font donc perdre aucun congé acquis. La loi du 22 avril 2024 a étendu cette assimilation aux arrêts maladie non professionnels, ce qui renforce la protection des intérimaires engagés dans une mission longue.
Le CDI intérimaire obéit à des règles différentes du contrat de mission classique, notamment pour l’intérim pendant ses congés. Vous ne percevez pas l’ICCP à la fin de chaque mission. Vous cumulez vos jours, puis vous pouvez les poser auprès de votre agence selon un calendrier validé avec elle, comme dans un CDI classique. Vous acquérez toujours 2,5 jours ouvrables par mois.
Autre avantage : les périodes d’intermission entre deux missions sont assimilées à du temps de travail effectif pour l’acquisition des droits aux congés payés. Cette protection n’est pas systématiquement prévue par un contrat de mission classique.
Dès le premier jour de mission, un intérimaire acquiert 2,5 jours ouvrables de congés par mois de travail effectif, sans condition d’ancienneté. Sur une année complète, cela représente 30 jours ouvrables, soit 25 jours ouvrés. Pour une mission plus courte, le calcul s’effectue au prorata de la présence réelle. Les périodes de maternité, de paternité et d’adoption sont assimilées à du temps travaillé et n’interrompent pas l’acquisition des congés acquis.
Oui, poser des congés pendant une mission est possible, sous réserve d’un double accord écrit : celui de votre agence et celui de l’entreprise utilisatrice. La demande doit être envoyée par courriel au moins 15 jours calendaires avant la date souhaitée. En pratique, la durée souvent courte des contrats rend cette démarche peu fréquente. Le versement de l’ICCP en fin de mission reste donc la solution la plus courante, plutôt que des congés pris pendant la période travaillée.
L’indemnité compensatrice de congés payés, ou ICCP, correspond à au moins 10 % de la rémunération brute totale perçue pendant la mission. Elle comprend le salaire de base, les heures supplémentaires, les primes de mission et l’IFM. Les primes annuelles, comme le 13e mois, en sont exclues. L’indemnité est versée automatiquement à la fin de chaque mission et figure sur le dernier bulletin de paie. Elle reste soumise aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu.
Dans la majorité des cas, l’ICCP reste due en cas de rupture anticipée, puisqu’elle rémunère le travail déjà effectué. Elle est garantie lorsque la rupture vient de l’agence, sauf faute grave avérée. En revanche, elle n’est pas versée en cas de faute grave du salarié, ni lorsque celui-ci est embauché en CDI directement par l’entreprise utilisatrice à l’issue de sa mission. Elle figure toujours sur le solde de congés payés indiqué sur le dernier bulletin de paie.
Avec un contrat de mission classique, l’ICCP est versée à la fin de chaque mission. Elle compense l’absence de congés pris pendant la période travaillée. En CDI intérimaire, vous cumulez vos jours de congé et pouvez les poser selon un calendrier validé avec votre agence, comme dans toute entreprise. Les périodes d’intermission entre deux missions entrent également dans le calcul de vos droits, contrairement à ce que garantit le contrat de mission classique.
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