Votre besoin de main-d’œuvre en 2026 se prépare dès maintenant, à partir de données fiables. L’enquête BMO de France Travail donne le volume des projets d’embauche, les métiers les plus recherchés, les secteurs et les territoires sous tension. Elle donne aussi les causes des difficultés déclarées par les employeurs. Ces repères vous aident à situer votre propre recrutement.
Les employeurs prévoient moins d’embauches en 2026 et les jugent plus faciles. Les intentions de recrutement baissent, et les tensions aussi. Pour lire ces chiffres correctement, vous devez d’abord savoir ce que la BMO 2026 compte vraiment.

La BMO 2026 de France Travail recense 2 279 500 projets de recrutement en France. Ce sont des intentions déclarées par les employeurs. Ce ne sont pas des embauches réalisées.
Le nombre de projets recule de 6,3 % par rapport à l’année 2025. Le ralentissement est net, mais le volume reste massif.
La tension se desserre aussi. Les employeurs jugent difficiles 43,8 % des projets, contre 50,1 % en 2025, soit 6,3 points de moins. Plus de quatre recrutements sur dix restent pourtant compliqués à mener.
La saisonnalité pèse lourd. Les projets saisonniers représentent 32,2 % des besoins en main-d’œuvre recensés, soit 734 530 projets en France.
Le recul touche tous les secteurs comparés à 2025. Il va de 2,4 % dans l’industrie à 16,4 % dans la construction. Le besoin de main-d’œuvre en France baisse donc partout, mais pas au même rythme : votre secteur compte autant que la tendance nationale.
France Travail a mené l’enquête d’octobre à décembre 2025 auprès des établissements, pour connaître leurs intentions pour 2026. Environ 2,2 millions d’établissements entraient dans le champ. Près de 1,8 million ont été interrogés. Plus de 416 000 réponses ont été exploitées, puis redressées statistiquement, c’est-à-dire corrigées pour représenter l’ensemble du champ.
Un projet peut être une création de poste ou un remplacement, pour un emploi permanent, temporaire, à temps partiel ou saisonnier. L’enquête couvre 217 métiers, dans les 13 régions métropolitaines et cinq départements d’outre-mer.
Les plus gros volumes ne sont pas forcément les métiers les plus difficiles à pourvoir. La restauration et l’agriculture concentrent les volumes. Le bâtiment, la santé et les métiers techniques concentrent les difficultés de recrutement. Pour bien anticiper, vous devez regarder ces deux classements séparément.

La restauration arrive en tête de la BMO 2026. Les métiers de terrain dominent ensuite le classement, entre champs, locaux à entretenir et accompagnement des personnes.
Parmi les métiers en tension, la part de projets jugés difficiles atteint 83,3 % pour les géomètres. Elle atteint 81,2 % pour les techniciens d’installation et de maintenance en froid et conditionnement d’air. Les métiers du bâtiment suivent de près : 79,6 % des projets de couvreurs, 74,7 % de ceux de charpentiers métal et bois et 71,2 % de ceux de soudeurs.
La santé n’est pas épargnée. Les médecins atteignent 78,7 % de projets difficiles. Les aides à domicile et auxiliaires de vie sont à 62,3 %, les aides-soignants à 56,5 %.
Chez les viticulteurs et arboriculteurs, 95,2 % des projets sont saisonniers, soit 79 840 projets. Les agriculteurs en comptent 68 080, soit 83,0 % de leurs projets. Les serveurs suivent avec 63 430 projets saisonniers, soit 67,4 %. La BMO donne un volume annuel : elle ne précise pas les dates de chaque mission, et c’est à vous de caler votre calendrier.
Chaque secteur d’activité a son propre profil : beaucoup de projets ici, de fortes tensions là, des pics saisonniers ailleurs. La construction cumule recul et difficulté. L’agriculture vit au rythme des saisons. Le recrutement des entreprises doit tenir compte de ces différences.
Les secteurs qui ont le plus besoin d’embaucher sont la santé humaine et l’action sociale, avec 320 590 projets, et l’hébergement-restauration, avec 319 010 projets. Dans la santé, 53,8 % des projets sont jugés difficiles. Dans la restauration et l’hébergement, 56,0 % sont saisonniers.
Les services scientifiques, techniques, administratifs et de soutien totalisent 300 580 projets, dont 45,9 % jugés difficiles. L’industrie suit avec 211 910 projets, dont 47,9 % jugés difficiles.
| Secteur | Projets en 2026 | Indicateur clé |
| Santé humaine et action sociale | 320 590 | 53,8 % jugés difficiles |
| Hébergement et restauration | 319 010 | 56,0 % saisonniers |
| Services scientifiques, techniques, administratifs et de soutien | 300 580 | 45,9 % jugés difficiles |
| Industrie | 211 910 | 47,9 % jugés difficiles |
| Commerce de détail | 169 090 | — |
| Administration publique et enseignement | 148 610 | — |
Les volumes du commerce de détail et de l’administration publique restent élevés, même si l’enquête ne couvre pas les administrations de l’État.
La construction compte 139 670 projets en 2026, dont 65,2 % jugés difficiles et seulement 7,5 % saisonniers. Le secteur recrute moins, mais la plupart des embauches restent un défi. Les maçons qualifiés concentrent 14 320 projets, les ouvriers en électricité du bâtiment 9 640, les plombiers chauffagistes 9 540 et les couvreurs 8 780. Dynamic-interim propose ces profils roumains grâce à son service d’intérim pour la construction.
Dynamic-interim recommande de décrire les tâches et la qualification attendue, comme dans notre guide du recrutement rapide dans le BTP. Le niveau I/1 de la classification correspond à une simple exécution sous contrôle constant. Les niveaux N2, N3 et N4 désignent l’exécution courante, la maîtrise du métier, puis les travaux complexes ou l’encadrement. Pour un intérimaire détaché, la demande de carte BTP revient à l’entreprise de travail temporaire étrangère depuis le 1er avril 2024.
L’agriculture totalise 193 400 projets en 2026, dont 85,6 % saisonniers. Les exploitations doivent donc anticiper leurs pics. Notre service d’intérim pour l’agriculture propose notamment des conducteurs de tracteurs et des agents de récolte.
Les transports et l’entreposage comptent 82 240 projets, dont 41,8 % jugés difficiles. Pour les postes de chefs de quai, de préparateurs de commande et de chauffeurs routiers, nous proposons notre service d’intérim pour la logistique.
Les régions ne recrutent pas au même rythme, et les bassins d’emploi d’une même région encore moins. Votre recrutement dépend donc d’abord de votre territoire.

L’Île-de-France concentre 388 810 projets, dont 35,6 % jugés difficiles. La saisonnalité y est faible : 11,3 % des projets.
La Corse se distingue nettement : 64,3 % de ses 23 130 projets sont saisonniers. Un employeur corse doit donc d’abord regarder le calendrier de la saison.
Le bassin d’emploi T1 Paris compte 118 870 projets, dont 29,4 % jugés difficiles, soit moins que la moyenne francilienne. La moyenne régionale ne décrit donc pas chaque bassin.
Toulouse et Bordeaux ont presque le même nombre de projets, 41 210 et 41 170. Leur part de projets jugés difficiles diffère pourtant : 40,6 % contre 48,4 %. L’écart est encore plus net entre Nantes, avec 53,1 % de ses 33 500 projets jugés difficiles, et Marseille, avec 33,4 % de ses 27 390 projets.
Le tableau de bord BMO 2026 de France Travail vous permet de filtrer les projets par métier, secteur, région, département et bassin d’emploi. Lisez trois indicateurs séparément.
Le volume national d’un métier ne dit pas si des candidats sont disponibles près de chez vous. Croisez toujours le métier et le territoire.
Les difficultés de recrutement viennent surtout des candidats : pas assez nombreux, ou pas assez adaptés. Les conditions de travail et l’attractivité des postes pèsent aussi. Comprendre la cause vous aide à choisir la bonne réponse.
Parmi les employeurs qui déclarent des difficultés en 2026, 84 % évoquent des profils inadaptés. Le problème tient donc d’abord à l’adéquation entre le candidat et le poste.
La quantité manque aussi : 82 % de ces recruteurs signalent un nombre insuffisant de candidats. France Travail cite plusieurs caractéristiques en cause :
La rémunération pèse aussi : 38 % des recruteurs en difficulté la jugent trop faible ou pas assez attractive. Les horaires, la pénibilité et l’image du métier ou de l’entreprise font aussi partie des facteurs déclarés à France Travail.
Les moyens financiers de l’employeur peuvent également freiner l’embauche. La BMO ne chiffre pourtant pas le poids de chaque cause dans les difficultés nationales.
Une part de projets jugés difficiles traduit une anticipation des employeurs. Elle ne mesure ni un taux d’échec des embauches, ni la part des postes qui resteront vacants. Elle ne mesure pas non plus une pénurie absolue de travailleurs sur le marché du travail, ni un nombre de personnes manquantes.
Un métier très tendu reste soumis à ses prérequis : vérifiez les qualifications exigées. Cette tension ne déclenche pas non plus automatiquement une aide à l’embauche.
En outre-mer, 56,8 % des projets sont jugés difficiles à Mayotte et 49,9 % en Guyane. Dans la construction, la part atteint 75,8 % dans les Pays de la Loire, 75,1 % en Bretagne et 73,9 % en Auvergne-Rhône-Alpes, contre 46,4 % en Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Non. La BMO ne précise ni la part des projets qui deviendront des missions d’intérim, ni le nombre de salariés qu’une entreprise devra réellement recruter. Elle ne mesure pas non plus le délai moyen de recrutement.
Non. Les projets BMO, les offres d’emploi diffusées, les embauches réalisées et les recrutements abandonnés ont des périmètres différents. Leurs volumes ne s’additionnent pas.
Les volumes détaillés sont arrondis à la dizaine. En dessous de quatre projets, un volume peut donc s’afficher à zéro, sans taux de difficulté.
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