Pour calculer le coût, partez du salaire brut prévu, appliquez un coefficient de facturation, puis tenez compte du nombre d’heures de mission.
D’après les données observées par l’Insee, le secteur du travail temporaire compte environ 1 600 entreprises en France. Ce modèle repose sur la mise à disposition de personnel par une agence d’intérim ou une ETT auprès d’une entreprise utilisatrice, avec une rentabilité nette faible, autour de 4 %. En clair, l’essentiel de la facturation sert à couvrir la rémunération, la paie, les charges sociales, les charges patronales et les obligations liées au contrat d’intérim.

Le calcul du coût est direct : salaire brut prévu × coefficient appliqué × nombre d’heures. C’est la base pour calculer le coût d’une mission en intérim, quel que soit le profil. Le coefficient de facturation se situe en général entre 1,7 et 1,9. Il peut monter jusqu’à 2,5 pour une mission technique, urgente ou difficile à pourvoir.
Ce coefficient appliqué ne correspond pas simplement à la marge de l’employeur ou de l’agence d’intérim. Il regroupe le salaire brut de l’intérimaire, les frais de gestion, la paie, les charges sociales, les congés payés, l’IFM, ainsi que l’ensemble des coûts liés au travail temporaire.
Le coût d’un intérimaire par jour dépend donc du taux horaire, du coefficient, du niveau de qualification et du nombre d’heures prévu. Sur une journée de 8 heures, le coût d’un intérimaire pour une entreprise se situe souvent entre 160 € et 300 €. Un profil d’exécution reste proche de 170 €, tandis qu’un technicien spécialisé peut dépasser 250 €.
Prenons un cas simple. Le SMIC horaire brut 2026 est de 11,88 €. Avec un coefficient de facturation de 1,8, le coût horaire atteint 21,38 €. Pour 8 heures de mission, le coût d’un intérimaire par jour ressort à environ 171 € pour l’entreprise utilisatrice.
Sur un mois complet à temps plein, le coût d’un intérimaire facturé par l’agence d’intérim atteint environ 3 450 €. À titre de repère, un salarié en CDI équivalent représente près de 2 685 € de coût total employeur. L’écart existe. Mais vous achetez aussi de la souplesse, une gestion administrative complète et une mise à disposition rapide.
Le coût pour des travailleurs roumains détachés suit une logique différente : les cotisations peuvent être versées en Roumanie via le formulaire A1, ce qui allège les charges sociales. Le coût d’un intérimaire peut alors baisser jusqu’à 30 % par rapport à une base française, avec une fourchette 2026 comprise entre 16 € et 28 € par heure.
Vous devez le voir comme un coefficient de facturation complet, pas comme une simple commission : il couvre la rémunération, les charges sociales et la gestion administrative.
Le coût intérimaire intègre aussi la protection sociale complète de l’intérimaire. Concrètement, l’agence d’intérim prend en charge la couverture santé, la prévoyance et les formalités associées. Les congés payés en intérim sont eux aussi inclus dans le calcul du coût.
En pratique, pour calculer le coût avec précision, vérifiez six points : le taux horaire, le salaire brut prévu, le coefficient de facturation, le coefficient appliqué selon le poste, le nombre d’heures réellement travaillées et les éventuels compléments de rémunération. Cette méthode vous permet d’estimer le coût d’un intérimaire pour votre entreprise, de comparer plusieurs solutions d’intérim et d’anticiper le montant réel avant toute signature.
Le BTP fait partie des plus gros utilisateurs d’intérim en France. Et ce n’est pas un hasard. Entre conventions collectives spécifiques, primes de risque, exigences de qualification et contraintes de chantier, le coût de l’intérim y est mécaniquement plus élevé que dans beaucoup d’autres secteurs. Mieux comprendre le coût d’un intérimaire vous aide à piloter votre budget avec précision, mission par mission.

Dans le bâtiment, le coût d’un intérimaire dans le BTP varie fortement selon le poste confié, le niveau d’autonomie attendu et le cadre de mise à disposition par l’ETT. À titre d’exemple, un maçon roumain détaché revient à 27 €/heure, contre 38 €/heure pour un profil local équivalent. Pour un ouvrier non qualifié, on se situe autour de 25 €/heure, contre 35 €/heure localement. Ces écarts s’expliquent notamment par le régime de détachement et le niveau de charges sociales applicable en Roumanie.
La durée de la mission pèse aussi dans le coût de l’intérim. Des remises de 5 à 10 % peuvent s’appliquer après 3 mois, puis atteindre jusqu’à 20 % au-delà de 6 mois. En clair, plus vous anticipez vos besoins, plus vous optimisez le coût horaire moyen de vos équipes en intérim.
| Profil | Tarif intérim détachement | Tarif local équivalent | Économie |
| Ouvrier non qualifié | 25 €/h | 35 €/h | 29 % |
| Maçon qualifié | 27 €/h | 38 €/h | 29 % |
| Chef de chantier | 30 €/h | 42 €/h | 28 % |
Un exemple de facture d’intérim permet de rendre le coût de l’intérim BTP beaucoup plus concret. Pour un maçon qualifié facturé à 27 €/heure sur une base de 35 heures par semaine, le montant hebdomadaire atteint 945 €. Sur 4,33 semaines, cela représente environ 4 095 € par mois pour l’entreprise utilisatrice.
Dans ce coût de l’intérim, on retrouve la rémunération contractuelle liée au poste, l’indemnité de fin de mission, les congés via l’indemnité compensatrice, la marge de l’ETT ainsi que les frais associés à la mise à disposition. Vous recevez une facturation claire, unique, sans avoir à gérer en interne le recrutement, la paie ou le suivi administratif de l’intérimaire.
Les formalités légales liées au détachement sont également prises en charge : déclaration SIPSI avant la mission et formulaire A1 pour justifier l’affiliation au régime social roumain.
Le coût d’un intérimaire ne se résume pas à une ligne de facture : il intègre la gestion, les congés, les charges sociales, la conformité documentaire et la souplesse de remplacement, autant d’éléments que vous auriez autrement à absorber en direct.
Choisir entre l’intérim et le CDD ne se limite pas à une question de souplesse. Vous arbitrez aussi un sujet de rentabilité. Le taux horaire affiché donne l’impression que l’intérim coûte plus cher, mais dès qu’on intègre l’ensemble des charges, l’écart se resserre et peut même basculer en faveur du travail temporaire, surtout pour une mission courte, urgente ou difficile à pourvoir.
Un exemple de facture d’intérim permet de comprendre rapidement la logique. Pour un agent logistique facturé 18 €/heure sur 151,67 heures mensuelles, la facture atteint 2 730 € par mois. En face, un profil local à 26 €/heure représente 4 420 €. Vous obtenez donc 1 690 € d’écart mensuel, avec un coût d’intérimaire déjà chargé et lisible.
Autre point souvent oublié dans le calcul du coût : les charges sociales liées à l’intérim ne s’intègrent pas à la masse salariale de l’employeur utilisateur. La taxe d’apprentissage, la participation à la formation professionnelle et d’autres contributions assises sur cette base ne bougent donc pas. C’est un avantage discret, mais chiffrable, pour l’employeur utilisateur.
Le coût d’un intérimaire varie selon le poste, le marché local et le coefficient appliqué. Pour un chauffeur routier à 14,50 €/heure sur 186 heures mensuelles, la facture s’élève à 2 697 €, contre 3 720 € pour un équivalent local. Soit 27 % d’économie. Pour un développeur IT à 28 €/heure, face à un profil local à 40 €/heure, l’écart atteint 30 %, avec en plus une gestion administrative entièrement prise en charge par l’agence d’intérim.
Même constat pour un technicien CNC à 22 €/heure. Le coût d’un intérimaire reste nettement inférieur à celui d’un profil local à 32 €/heure, sans frais de formation ni phase d’intégration longue. Le salaire brut respecte la convention collective applicable, la rémunération est claire, et le calcul du coût reste simple à suivre grâce à une facture unique.
Dans de nombreux cas, l’intérim devient plus compétitif que le CDD jusqu’à 3 ou 4 mois. Au-delà, les indemnités de fin de contrat en CDD et les congés payés rapprochent les deux modèles. La différence se joue alors sur la gestion. En CDD, l’employeur conserve les formalités d’embauche, le suivi administratif et les coûts associés. Comptez 100 à 200 € à l’embauche, puis environ 30 € par mois de gestion. En travail temporaire, ces démarches sont portées par l’ETT.
Vous ajustez la durée de la mission à votre besoin réel, sans alourdir votre organisation. L’agence d’intérim prend en charge le sourcing, sécurise le recrutement et absorbe une partie du risque opérationnel. Avec des tarifs parfois dégressifs sur les missions longues, le coût d’un intérimaire pour l’employeur peut finalement s’avérer plus favorable qu’un CDD, même si le coefficient de facturation semble plus élevé au départ.
En clair, pour comparer efficacement salaire brut, charges sociales, congés payés, indemnités de fin et coefficient de facturation, regardez le coût complet, pas seulement le taux horaire.
Pour estimer le coût d’un intérimaire, partez d’une base simple : salaire brut prévu × coefficient de facturation × nombre d’heures. Ce coefficient varie en général de 1,65 à 2,5 selon le secteur, le niveau de qualification et la durée de la mission.
Il intègre l’essentiel : salaire brut, IFM (indemnités de fin de mission), congés payés, charges patronales, mutuelle et gestion de la paie par l’ETT. Résultat : vous obtenez un coût horaire complet pour l’entreprise utilisatrice, sans avoir à recalculer chaque ligne administrative.
Exemple concret : pour un intérimaire au SMIC à 11,88 € de l’heure, avec un coefficient de facturation de 1,8, le coût horaire atteint environ 21,38 €. Sur 8 heures, le coût s’élève donc à environ 171 € par jour.
En 2026, le tarif observé en intérim dépend surtout du profil recruté et du mode de sourcing. Pour des travailleurs roumains détachés via une agence spécialisée, la fourchette se situe entre 16 € et 28 € de coût horaire, tous frais compris.
En recrutement local, le niveau monte généralement de 21 € à plus de 40 € de l’heure. Dans le BTP, un maçon qualifié revient par exemple à 27 €/heure en détachement, contre 38 €/heure en local. En logistique, comptez 18 €/heure pour un agent en détachement, contre 26 €/heure en local.
Le salaire brut, les congés payés et les indemnités de fin influencent naturellement le montant final, tout comme le nombre d’heures et la durée de mission. Sur les besoins longs, des remises de 5 à 20 % peuvent être accordées.
Pour une mission courte, souvent inférieure à 3 ou 4 mois, l’intérim est généralement la solution la plus compétitive. En CDD, vous supportez directement les coûts d’embauche, puis le suivi administratif mensuel.
Concrètement, il faut prévoir entre 100 et 200 € à l’entrée, puis environ 30 € par mois. En intérim, l’ETT prend en charge le contrat, la paie, les déclarations et les visites médicales.
Ces dépenses ne pèsent pas non plus sur votre masse salariale de la même façon, ce qui peut préserver l’assiette de certaines contributions. Au-delà de 4 mois, comparez au cas par cas selon le poste, le salaire brut prévu et le coût réellement proposé par votre partenaire.
Découvrez la protection sociale intérimaire : complémentaire santé, prévoyance, FASTT et Sécurité sociale. Connaissez vos droits en tant qu'intérimaire dès...
En lire plus
Découvrez comment fonctionnent les congés payés en intérim : cumul des jours, indemnité de 10% et versement. Tout ce qu'un...
En lire plus
Découvrez tout sur l'indemnité de fin de mission intérim : définition de l'IFM, taux de 10%, mode de calcul, conditions...
En lire plus